Équipe

C'est l'histoire de trois copains d'enfance. On s'est rencontrés sur les bancs de l'école primaire algéroise Shimsi, une école militante pour le bilinguisme et l'éducation cosmopolite. Ça annonçait déjà la couleur.

Enfants de profs et d'architectes, on savait très tôt qu'on hériterait de l'amour de nos parents pour la liberté, pour une vie urbaine paisible et heureuse. La génération de nos parents a connu la ville d'Alger des années 70-80. Elle s'est mobilisée - avec force - contre les âmes obscures de la décennie noire des années 90. La guerre civile n'a pas une seule seconde élimé leur amour pour la capitale. Au contraire, cet amour pour la capitale, ils ont veillé à nous le chuchoter à l'oreille, à nous le faire lire, à nous le dessiner sur tous les supports possibles.

C'est cet amour-là qui nous a donné envie d'agir pour Alger. En tant que membres de la jeune génération algéroise, on revendique cette légitimité cognitive, ce droit à rêver Alger. ​On a vécu des moments importants ensemble. Les taxis partagés, le hard rock algérois, les tremblements de terre, les salons de coiffure, les jeans baggy, les boums, les vendeurs de frites-omelettes, les attentats, les cours de sport dans la forêt, les virées à la plage, les matchs de foot, les soirées chicha. On trouve légitime de rendre hommage à ces moments, à ces souvenirs. Le temps nous a paru propice à l’ère d’Alger 2030.

Bien sûr, c'est un regard réaliste qu'on adopte. On a vécu dans la chair la pesanteur d'une décennie de guerre, l'espoir déçu après la concorde civile, la conscience constante d'opportunités verrouillées et de la legya à laquelle on échappe difficilement. Comme beaucoup d'autres représentants de cette génération, on est partis bien jeunes. En tant que membres de cette large et colorée communauté algérienne qui vit toujours quelque part entre deux rives, on sait que cette mobilité nous garantit ce jeu constant entre un recul et une immersion nécessaires à l'action.

C'est un rêve d'enfants donc dont on vous parle, et il doit désormais nous appartenir à tous.

Anys Merhoum

Né à Bologhine, le fief de l’équipe de foot algéroise USMA, Anys grandit à Alger jusqu’en 2008, lorsqu’il intègre l'École d’Architecture de la Ville & des Territoires à Marne-la-Vallée. Il s’engage dans l’Association d’architecture Bellastock où il est co-ambassadeur de son école. Il acquiert de l’expérience au Chili, auprès de l’ONG Un Techo para Chile, où il organise des ateliers participatifs dans le cadre de la conception d’un projet de logements sociaux. Il est par la suite en charge du montage de l’exposition “Alger en Vies” à Paris en 2014, assurant la recherche documentaire, la sélection de contenu et la scénographie. En 2015, il fait partie d’une équipe commanditée par la DRAC de Guyane pour réaliser une étude prospective intitulée L’île de Cayenne, un archipel ville-nature autosuffisant.

 

Diplômé d’architecture, il complète sa formation d'un DSA d’architecte-urbaniste, en travaillant en agence d’architecture et d’urbanisme.

 

“Pendant toute mon adolescence, je ne pouvais pas m’aventurer dehors sans que les passants ne m'apostrophent à coup de ‘Swiley !’, en référence à un personnage du feuilleton Nass Mlah City qui avait une coupe afro. Aujourd’hui, j’ai gardé le pseudo et les cheveux, mais je n’ai plus la notoriété qui va avec.”

Magda Maaoui

​​Née dans la banlieue balnéaire de la baie d'Alger, Magda façonne son amour pour l'urbain entre l'Algérie et la France. Elle est titulaire d’un Master de Systèmes Territoriaux, Aide à la Décision et Environnement. Normalienne agrégée de Géographie, elle s’investit dans le milieu associatif, notamment comme Vice-présidente de Trait d’Union, une association d’aide aux élèves en ZEP de la banlieue lyonnaise. Elle acquiert aussi de l’expérience en gestion de projets dans plusieurs musées, dont l’Institut du Monde Arabe et le Centre Pompidou. Elle travaille par la suite auprès de services de mairies et collectifs de balades urbaines. En 2011, elle est consultante et enseignante à l’école verte EAB de Dakar, au Sénégal. Elle est recrutée en 2015 dans le cadre d’un projet de recherche européen sur la transition énergétique en urbanisme, en France et au Danemark.

 

Son expérience lui a fait tâter du terrain en développement local et en urbanisme participatif, axés sur la concertation politique et la justice sociale au Costa Rica et aux États-Unis.

 

Géographe-urbaniste, elle prépare une thèse de doctorat franco-américaine sur les politiques du logement dans les grands espaces métropolitains.

 

“On a tous eu des projets pour Alger. À douze ans, j'avais un concept génial en tête : AnimAlgérie, une animalerie solidaire, à la fois centre d'adoption, de soins et de matériel à la vente pour toutes les boules de poil errantes de la capitale. J'avais un business plan solide, et une stratégie de communication où j'allais culpabiliser tous les foyers algérois à base de photos de chatons mignons.”

Nesma Merhoum

Nesma grandit à Alger jusqu’en 2014, lorsqu’elle quitte le Lycée International Alexandre Dumas pour intégrer Sciences Po. Durant ses deux ans au campus Moyen-Orient Méditerranée de Sciences Po à Menton, elle s’implique dans plusieurs associations étudiantes. En tant que Coordinatrice de la Recherche à Yaumena, elle intervient notamment lors d’un Dialogue portant sur l’espace public algérois, en compagnie du Dr. Aniss Mezoued, architecte et urbaniste. Elle assume également les fonctions de co-éditrice du Zadig, le journal du campus, et de membre du conseil de l’association Babel Initiative, où elle prend part en 2016 à l’organisation d’un voyage d’études et d’un colloque centrés sur l’Algérie. Par la suite, elle effectue sa troisième année du Collège Universitaire en échange à SOAS University of London.

 

Elle rejoint l’École doctorale de Sciences Po à la rentrée 2017 pour y suivre un Master de recherche en Théorie politique.

 

“Du premier démarrage en côte devant l’auto-école d’El Biar à l’esquive de queues de poisson sur l’autoroute de Chéraga, je peux affirmer qu’apprendre à conduire à Alger a fait de moi une pilote de course tout-terrain.”

Les Ateliers d'Alger, c'est aussi rendu possible par le travail précieux des membres suivants...

 

Pôle Opérationnel à Alger

 

 

Amira Tinedeghar

Diplômée de l’EPAU (École Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme à Alger), Amira prend conscience de la complexité du fonctionnement de la ville en préparant son PFE en option "Projet Intégré dans un Milieu Urbain". Depuis, elle s’intéresse aux mutations qui restructurent la ville d’Alger. Elle prend part à plusieurs initiatives qui tournent autour de ces questions, via des workshops (Building and City Development Process ; Quartiers en mutations, des laboratoires pour solutions innovantes). Elle est également bénévole auprès de différentes associations caritatives (Le Souk, Lions Club Alger). En 2017, elle adhère au Syndicat National des Architectes Algériens (SYNAA) et fonde son agence d’architecture et design intérieur, après avoir obtenu un  Master en Interior Design de l’École Autograf Paris. 

 

"Quand j'étais petite, mes jeux préférés étaient toujours ceux qu'on réservait aux garçons du « ptitbois », comme le jeu de billes. J’avais déjà un rapport intense à l’espace public, mes différents points de sutures en témoignent. Je pense qu'inconsciemment, la question de la place de la femme dans ces espaces-là me trottait déjà dans la tête".

 

Amel Bougara

Amel est née à Hussein Dey, et passe aussi une partie de son enfance sur le site de l'antique cap de Tamentfoust, qui ferme la baie d'Alger à l'Est. Cette ville-sœur jumelle de l'illustre Tipasa insuffle à Amel sa passion pour le monde marin et les activités nautiques. Après des années de grands questionnements au Lycée de filles de Kouba Hassiba Ben Bouali, elle intègre l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d'Alger (EPAU) où elle obtient son diplôme d’Architecture en 2011. Architecte de formation et passionnée par les villes balnéaires, elle entreprend un long périple dans plusieurs villes méditerranéennes. Elle rentre avec la ferme idée de créer une structure qui aborderait le devenir des espaces publics dans les villes méditerranéennes mais faute de moyens, l’association ne voit pas le jour. Elle se spécialise alors sur les questions de logement et de rapport à l'espace public, et travaille depuis pour plusieurs bureaux d'études algérois. Elle participe activement aux débats du Café littéraire Rosso Nero, ainsi qu'à des campagnes de plantation d'arbres et de nettoyage de quartiers dans la capitale. En 2018, elle découvre les Ateliers d’Alger. Séduite par l’objectif de l’association, elle rejoint l’équipe.

 

"Ayant grandi en bord de mer et étant mordue de Méditerranée, mon plus grand souhait était de développer un tourisme balnéaire qui permettrait à la fois de valoriser et de préserver notre littoral. Je suis ravie de voir que les offres d'activités nautiques reprennent tout doucement, et me réjouis de voir des clubs de plongée sous-marine et de kitesurf se créer."

 

 

Yousef Khalifa Aleghfeli

 

Amel Harfouche

Camille Clément

Zoé Sallée

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